Osez dire non !

Savoir dire NON

Votre to do list s’allonge, vos journées sont un tourbillon sans fin, vous acceptez un projet auquel vous ne croyez pas : savoir dire non vous permettrait de vous alléger. Suivez les conseils du Petit Néo !

 

Quand s’inquiéter ?

Vous êtes toujours débordé(e) de travail et ne savez plus où donner de la tête. A tel point que vous avez l’impression de subir vos journées et que vous n’avez plus le contrôle : les tâches s’amoncellent, et vous vous y attaquez sans faillir, la « tête dans le guidon », pour être sûr(e) de pouvoir y faire face. Tout s’enchaîne, et vous rentrez chez vous épuisé(e) et avec le sentiment que cette journée était un long tunnel qui n’avait rien d’épanouissant. Vous vous sentez peut-être même coupable d’avoir tant donné au travail, mais cette pensée combat celle selon laquelle vous ne pouviez pas faire autrement… Vous vous sentez bloqué(e) dans cette situation.

Au fond de vous-même, vous savez bien que vous ne pourrez pas tenir ce rythme ad vitam aeternam. Mais vous êtes en mode automatique : dès demain, vous reprendrez ce rythme effréné. Et vous vous en voulez.

 

Reprenez la main

Essayez d’analyser votre situation avec objectivité. Vous avez beaucoup de travail, mais vous seul(e) pouvez agir pour que cela change. Si vous ne dites pas non, tout continuera comme avant. Ce n’est pas votre travail qui doit être prioritaire mais vous : vous devez être votre priorité ! Certes, votre travail est important, mais votre santé ne l’est-elle pas ?

 

Déculpabilisez !

Oser dire non, c’est parfois difficile. Vous n’êtes pas le(la) seul(e) dans ce cas : votre attitude est tout à fait normale. Il est donc temps de déculpabiliser et de réfléchir plutôt aux moyens pour que cela change. On a tous des raisons qui nous freinent à dire non.

Certains d’entre nous acceptent immédiatement une demande qui leur est faite pour ne pas avoir à se justifier et à donner une explication. Cela leur paraît plus simple comme cela.

D’autres ont peur de froisser la personne qu’ils ont en face, ou ont peur de la décevoir.

Parfois, c’est l’autorité qui peut impressionner : par crainte du chef, on accepte tout ce qu’il demande.

Quelle que soit la raison qui vous incite à dire oui, vous savez qu’il va falloir que vous changiez : il est parfaitement normal de dire non de temps en temps !

 

Dites NON pour vous sentir mieux

« Non ». Ce mot négatif pourrait être positif pour vous !

En disant non, vous êtes davantage en accord avec vous-même : le non que vous prononcez et votre réaction de refus sont conformes avec ce qui est au fond de vous. Vous savez que vous devez dire non, et vous le dites : quel soulagement !

Grâce à ce NON, vous reprenez par ailleurs le contrôle : vous n’êtes plus la personne qui dit oui à tout et qui subit les événements. Vous gagnez en confiance et vous vous sentez libéré(e).

Avec cette posture, vous prenez conscience que vous avez des limites, comme tout le monde, et vous le proclamez haut et fort : vous n’êtes pas un robot !

Au final, c’est votre santé et votre estime de soi qui sont gagnantes. Tel est le pouvoir du NON !

 

Mais comment dire NON ?

Vous comprenez que vous avez besoin de dire NON, mais comment vous y prendre ? Ce n’est pas du tout dans vos habitudes !

Il est d’abord très important que vous ayez conscience de votre tendance à tout accepter et des conséquences négatives sur vous. Votre volonté à changer sera plus forte que tout !

Passez ensuite à l’action : le nouveau « vous » ne sera plus celui qui dit toujours OUI. Voici quelques conseils pour mieux savoir dire NON.

  • Intégrez le fait que dire NON est un droit

Dire NON est votre liberté. A l’impossible nul n’est tenu : si vous êtes déjà surchargé(e), pourquoi accepter une tâche supplémentaire ? Il est de la responsabilité de votre manager d’organiser le travail : ce n’est pas à vous de toujours faire le dos rond et à tout endurer. Chacun son rôle. Vous avez vos limites, comme tout le monde. Et votre entourage professionnel doit le comprendre. Si l’on vous fait une demande, c’est bien parce que vous pouvez répondre oui ou non.

  • Quelles seraient les conséquences de votre NON ?

Il faut que vous parveniez à analyser votre situation et votre comportement de manière objective. Pour dédramatiser, tentez de réfléchir aux risques qui pourraient découler de votre refus. Si je dis NON, quelles seront les conséquences ? Cela sera-t-il si grave ?

Vous vous rendrez compte que, bien souvent, l’impact est limité : ce n’est pas parce que vous avez dit NON que l’on estimera que vous êtes moins compétent(e) ou moins digne de confiance. Ce n’est pas parce que vous avez dit NON que vous perdrez votre emploi. Ce n’est pas parce que vous avez dit NON que votre chef vous mènera la vie dure. Bien entendu, nous ne parlons pas ici d’une attitude de refus systématique mais d’un NON qui est opposé pour des raisons que vous pouvez expliquer.

Bref, vous vous rendez compte que votre NON ne va pas faire s’écrouler le monde qui vous entoure. Loin d’avoir des conséquences négatives, votre NON aura même une incidence positive sur vous : vous vous sentirez libéré(e) et aurez davantage confiance en vous, ce qui devrait même améliorer votre performance au travail et vos relations de travail.

  • Mettez les formes

Attention : vous avez bien compris que vous devez savoir dire NON, mais ne soyez pas trop rigide et abrupt(e) dans la manière d’opposer votre refus. La manière de dire NON est importante, pour votre crédibilité et pour préserver vos bonnes relations avec votre entourage professionnel. Un NON un peu sec lorsque votre chef ou collègue vous demande quelque chose aurait un effet dévastateur !

De même, évitez de froisser votre interlocuteur en rejetant sur lui la faute. Il risquerait de mal prendre votre refus si vous dites « tu exagères », « tu me demandes toujours trop », « c’est toujours pareil avec toi », « tu me préviens toujours au dernier moment » ou « tu ne vois pas que je suis déjà surchargé(e) ? ». Plutôt que le « tu », qui peut paraître accusateur, préférez le « je » pour exprimer vos sentiments : « Je comprends mais… », « Je suis vraiment désolé(e) mais… », « J’aurais bien voulu t’aider mais… », « Je dois d’abord gérer cet autre dossier prioritaire » sont des formules préférables.

Expliquez pourquoi vous ne pouvez pas répondre OUI à la demande qui est formulée, mais évitez de trop vous étendre : comme nous l’avons dit, dire NON est un droit. Expliquez donc simplement et posément pourquoi, cette fois-ci, vous ne pouvez pas dire OUI.

Dans tous les cas, veillez au ton que vous employez. Un bon conseil : rester calme et souriant fait mieux passer le message.

  • Dites NON à bon escient

Outre la manière de dire NON, il faut bien entendu que vous soyez vigilant(e) à dire NON à bon escient. S’il n’y a aucune raison objective pour que vous refusiez, votre NON ne sera pas acceptable et accepté.

En termes de stratégie, il vaut parfois mieux réserver ses NON pour les situations qui le nécessitent vraiment. Votre NON sera davantage compris s’il est exceptionnel et justifié. Une bonne idée peut donc être d’accepter certaines demandes dont l’impact n’est pas si élevé sur vous pour pouvoir plus facilement dire NON à d’autres demandes qui vous coûteraient trop à satisfaire.

  • Proposez des solutions

Quand c’est possible, vous pouvez proposer des alternatives à votre interlocuteur. Même si vous répondez NON à sa demande, vous démontrez ainsi que vous êtes tout de même dans une posture d’aide. Vous pouvez par exemple proposer qu’une autre de vos missions soit décalée, qu’une autre personne soit sollicitée ou que votre interlocuteur se rapporte à tel autre dossier qui était similaire.

  • Tenez bon !

Vous qui avez tendance à toujours dire OUI, vous aurez peut-être du mal à affirmer trop clairement votre refus. Il est pourtant essentiel que votre interlocuteur comprenne que votre réponse est un NON, et pas un PEUT-ÊTRE ou un petit OUI. Il faut que vous vous allégiez complètement en lui signifiant que vous ne pouvez pas accepter sa demande. Ne laissez pas de porte ouverte à son insistance, qui pourrait vous déstabiliser et vous faire revenir vers un schéma d’acceptation et de culpabilité. Soyez clair(e) et ferme !

 

  • Prenez conseil

Si malgré tout vous persistez à avoir du mal à dire NON, parlez-en à votre entourage. En discutant, vous vous rendrez compte que, finalement, il n’est pas anormal de dire NON, que ce n’est pas si difficile et que les conséquences ne seront pas si graves. Voire que c’est salutaire pour que vous vous retrouviez et que vous préserviez votre santé.

Oser dire NON, c’est être honnête avec soi-même et avec son interlocuteur : tous nos voeux de réussite dans cette voie !

Le Petit Néo

 

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