Travail de nuit : les risques sur la santé confirmés 1

travail de nuit les risques sur la santé

Le travail de nuit augmente les risques pesant sur la santé des salariés. Troubles du sommeil, troubles métaboliques, probables cancers, troubles cardiovasculaires et troubles psychiques : les travailleurs de nuit sont soumis à des risques avérés. C’est ce qui ressort d’une étude de l’ANSES parue le 22 juin 2016.

 

Plus de 15% des salariés travaillent de nuit

En 2012,  15,4 % des salariés, soit 3,5 millions de personnes, étaient concernés par le travail de nuit, habituel ou occasionnel. Un nombre non négligeable de salariés sont donc concernés par ces horaires de travail, ce qui méritait une enquête approfondie sur les effets sur la santé.

 

Travail de nuit = pénibilité + tensions

L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) souligne que les salariés qui travaillent la nuit sont généralement soumis à̀ :

  • des facteurs de pénibilité physique plus nombreux,
  • une pression temporelle plus forte (horaires, contraintes de rythmes, délais, etc.),
  • des tensions avec leurs collègues ou le public plus fréquentes.

 

Travail de nuit : les risques sur la santé

L’étude de l’ANSES met en évidence différents effets néfastes sur la santé, parmi lesquels les risques suivants :

  • somnolence, mauvaise qualité du sommeil ;
  • obésité et prise de poids:
  • diabète de type 2 ;
  • maladies cardiaques probables ;
  • cholestérol;
  • hypertension artérielle ;
  • accidents vasculaires cérébraux.

Pour rappel, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a ajouté le travail posté à la liste des agents « probablement cancérogènes » en 2007.La Haute Autorité de Santé (HAS) a par ailleurs publié en 2012 des recommandations de bonnes pratiques pour la surveillance des travailleurs postés et/ou de nuit. L’étude de l’ANSES confirme l’effet probablement cancérogène.

 

Des accidents du travail plus nombreux et plus graves la nuit

L’ANSES souligne également que la fréquence et la gravité des accidents survenant lors du travail de nuit sont généralement augmentées.

 

Les recommandations de l’ANSES

Si le recours au travail de nuit peut être justifié pour des situations nécessitant d’assurer les services d’utilité sociale ou la continuité de l’activité économique, l’ANSES préconise toutefois une optimisation des modes d’organisation du travail de nuit afin d’en minimiser les impacts sur la vie professionnelle et personnelle. En particulier, tout ce qui réduit la désynchronisation et la dette de sommeil est a priori favorable.

L’ANSES recommande par ailleurs de réaliser un état des lieux des pratiques visant à protéger la santé des travailleurs de nuit : durée maximale quotidienne de travail, temps de pause, repos quotidien minimal, repos compensateur ou suivi médical

Pour l’ANSES, le cadre réglementaire devrait également être adapté pour protéger la santé des travailleurs de nuit.

Etudier l’avis de l’ANSES sur les risques sanitaires liés au travail de nuit.

 

Le Petit Néo

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