Quels sont les 2 secteurs les plus soumis aux RPS ?

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L’exposition aux risques psychosociaux (RPS) dépend du secteur d’activité dans lequel vous travaillez. Faites-vous partie d’une filière à risque ? Découvrez les données officielles avec Le Petit Néo !

 

De fortes inégalités selon les secteurs d’activité

Le ministère du Travail a publié en 2016 une analyse mettant en évidence les plus soumis aux risques psychosociaux. Cette étude révèle, sans grande surprise, que nous ne sommes pas tous égaux : selon le secteur d’activité dans lequel nous travaillons, nous sommes soumis à des RPS plus ou moins élevés.

 

Des RPS plus élevés à l’hôpital

Les risques psychosociaux sont particulièrement élevés dans la fonction publique hospitalière. Les agents y sont plus nombreux à être exposés à une tension au travail, soumis à une forte demande psychologique. Ils sont également plus nombreux que la moyenne à déclarer manquer de reconnaissance et effectuer une charge de travail excessive.

Thierry Fourquet, consultant au sein du cabinet de prévention des RPS Nouvelle Heure, n’est pas surpris par ce résultat : « L’hôpital a connu des modifications organisationnelles profondes ces dernières années, liées notamment à des contraintes financières plus fortes. Elles ont eu un impact extrêmement fort sur le travail des personnels soignants. S’ajoute à cela bien souvent une absence de politique de conduite du changement, conduisant à une perte de repères, des agents qui ne croient plus en l’avenir de l’hôpital et qui ont perdu le sens de leur travail ».

 

 

L’industrie sous tension

Les salariés de l’industrie sont les plus exposés à la tension au travail  : 25 % sont soumis à une forte demande psychologique sans avoir de forte latitude décisionnelle, ce qui les classe parmi les salariés dits « tendus ».

57 % déclarent par ailleurs manquer de reconnaissance.

Or les salariés de l’industrie sont bien souvent les plus oubliés des politiques de prévention des risques psychosociaux. Les actions de sécurité menées par les entreprises portent en effet bien souvent principalement sur les risques physiques, élevés et plus « évidents » dans l’industrie. Pourtant, l’étude du ministère du travail démontre bien que les RPS sont forts dans ce secteur d’activité et ne doivent donc pas être négligés. Par ailleurs, les politiques de sécurité ne doivent pas occulter le lien entre les accidents du travail et les risques psychosociaux. Un salarié « sous tension » aura davantage de risques de subir un accident physique.

« C’est pour cette raison que nous avons créé une formation RPS dédiée spécifiquement aux ouvriers. Ce sont les grands oubliés de la prévention des risques psychosociaux alors qu’ils sont particulièrement tendus et qu’agir sur les RPS permet de réduire les risques physiques. La prévention des RPS doit entrer à l’usine », nous explique Thierry Fourquet.

Prenez connaissance de l’ensemble de l’étude de la DARES.

Plus d’infos sur la formation RPS pour les ouvriers du cabinet Nouvelle Heure.

Le Petit Néo

 

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