Droit à la « déconnexion » au travail 1

droit à la déconnexion au travail

J’ai le droit de me reposer. De me reposer vraiment. D’éteindre mon smartphone et de ne plus répondre à mes emails professionnels alors que je suis chez moi ou en vacances.

Dans un monde ultraconnecté, de nombreux salariés ont l’esprit au travail en permanence. Les outils numériques nous ont habitués à l’immédiateté et nous ont rendus « addict » : nous vérifions nos mails en continu, y compris pendant la pause café, et y répondons sur le champ.

Où est le repos dans tout cela ? Comment ne pas briser l’équilibre vie professionnelle/vie privée ?

La ministre du travail Myriam El Khomri présente un projet de loi qui donne jusqu’à 2017 aux entreprises pour s’emparer du sujet, donner un « droit à la déconnexion » aux salariés pour garantir l’effectivité du « droit au repos ».

 

Que dit le projet de loi ?

L’article 25 du projet de loi dispose que les modalités du droit à la déconnexion feront partie des sujets abordés lors de la négociation annuelle dans les entreprises sur la qualité de vie au travail afin « d’assurer le respect des temps de repos et de congés ». « A défaut d’accord, l’employeur définit ces modalités et les communique par tout moyen aux salariés de l’entreprise ».

« Dans les entreprises d’au moins 300 salariés, ces modalités font l’objet d’une charte élaborée après avis du comité d’entreprise ou à défaut, des délégués du personnel ». Cette charte doit prévoir des « actions de formation et de sensibilisation des salariés à l’usage des outils numériques ».

 

Tout le monde est concerné

Tous les collaborateurs de l’entreprise sont concernés par ce droit à la déconnexion : employés, certes, mais également personnel d’encadrement et direction. Parce que chacun doit préserver son temps de repos et sa vie privée. Mais aussi parce que l’on ne peut pas demander à un employé de se « déconnecter » s’il reçoit un courriel de son patron à 23 heures…

 

« Je vérifie mes mails pros avant de me coucher »

Une assistante de Direction générale nous confie qu’elle vérifie systématiquement ces emails avant de s’endormir. « C’était devenu une habitude. Mon Directeur m’envoie parfois le soir des directives ou changements à apporter à un dossier pour le lendemain matin à la première heure. J’ai cru que je devais suivre son rythme et être disponible à 100% pour être professionnelle ».

Jusqu’au jour où l’impact sur la santé ne peut plus être ignoré. « Fatalement, je pensais à ce que je devais faire le lendemain et je mettais du temps à m’endormir. Cela trottait dans ma tête toute la nuit ».

Le projet de loi vise à garantir un vrai temps de repos. Oui, vous avez le droit de vous déconnecter. Sans culpabiliser. Et passer une soirée/une nuit/des vacances paisibles.

Le Petit Néo

Cet article a été rédigé en collaboration avec le cabinet de prévention des risques psychosociaux Nouvelle Heure.

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