42 % des salariés ont un emploi qui ne les intéresse pas particulièrement

Evolution professionnelle

Pour être bien dans son job, encore faut-il être à un poste qui nous intéresse : or 42 % des salariés déclarent occuper un emploi alimentaire qui ne les intéresse pas particulièrement (sondage OpinionWay). Ce taux, très élevé, ne peut qu’inquiéter et soulève de multiples questions.

L’enjeu de l’orientation professionnelle

Tout d’abord, celle de l’orientation professionnelle : les étudiants s’inscrivent-ils vraiment dans les cursus de formation qui les intéressent ? Si c’est le cas, trouvent-ils ensuite un emploi dans le domaine qui les intéresse ? Il n’est pas normal dans une société moderne que les jeunes entrent sur le marché du travail sur des emplois qui ne les motive pas. Nous passons à côté de l’énergie et de l’innovation que peuvent apporter notre jeunesse à nos entreprises.

Les entreprises doivent accompagner les besoins d’évolution professionnelle

Au-delà de la formation initiale, les salariés en poste doivent également conserver leur intérêt et leur motivation pour l’emploi qu’ils occupent. Il en est de la responsabilité de l’entreprise qui doit, par son mode de management, soutenir cette motivation.

L’entreprise doit également accompagner les besoins d’évolution de ses collaborateurs. Il est légitime qu’un salarié éprouve le besoin d’être stimulé en changeant de job. Le cantonner à son poste, sous prétexte qu’il est expert, serait à terme contre-productif : la démotivation finira par avoir un impact sur la qualité du travail, ou le salarié en question quittera l’entreprise.

Il est primordial que l’employeur prenne le temps d’évoquer avec ses salariés leurs besoins d’évolution professionnelle. Un salarié qui souhaite évoluer est un salarié qui veut aller de l’avant, qui est motivé, qui veut s’appuyer sur sa bonne connaissance de l’entreprise pour lui apporter encore plus. Il serait dommage de s’en passer.

Donner la possibilité de changer de métier

Le fait que tant de salariés occupent un poste qui ne les intéresse pas pose également le problème de la reconversion professionnelle. 64 % des salariés jugent difficile de changer de métier et de voie professionnelle. Là encore, nous devons nous interroger sur la formation : comment améliorer l’accès à la formation professionnelle permettant de changer de métier et donc de maintenir la motivation des salariés ?

Les chargés de recrutement sont également parfois pointés du doigt en France. Contrairement à d’autres pays, les recruteurs français seraient trop attachés au CV, à l’expérience professionnelle des candidats, plutôt qu’à leur motivation et leur potentiel. Les CV de candidats n’ayant pas une expérience similaire au poste à pourvoir seraient mis directement à la corbeille. Quelle perte ! Les salariés en reconversion professionnelle sont pourtant tellement motivés pour embrasser une nouvelle carrière !

Venir chaque jour au travail pour accomplir un job qui nous intéresse est la clé de la prévention des risques psychosociaux. Le salarié à son niveau, les managers, les RH et les dirigeants d’entreprise doivent en prendre conscience.

Le Petit Néo

Cet article a été rédigé en collaboration avec le cabinet de prévention des RPS Nouvelle Heure.

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