Le stress au travail aussi dangereux que le tabagisme passif ?

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Les chercheurs l’affirment : le stress lié au travail serait aussi nocif que le tabagisme passif. Les salariés stressés s’estiment en moins bonne santé physique et mentale que les autres, sont davantage susceptibles d’être diagnostiqués avec un trouble de la santé et encourent un plus grand risque de mourir prématurément. C’est ce qui ressort d’une étude de la Harvard Business School et de l’Université de Stanford publiée dans la revue de l’association Behavioral Science & Policy. Pour les chercheurs, pas de doute : le stress au travail est dangereux pour la santé.

Le stress multiplie les risques de dégradation de l’état de santé

Selon l’étude qui a été publiée, multiplier les heures supplémentaires augmente de 20% les risques de mourir prématurément. Les exigences trop élevées de la direction font par ailleurs progresser de 35% les risques de développer un problème de santé.  Et la peur de perdre son emploi augmente de 50% le risque de tomber malade.

Les effets du stress aussi graves que ceux du tabagisme passif

Les données collectées par les chercheurs feraient apparaître clairement l’incidence fortement négative du stress au travail sur la santé, dans des proportions qui comme nous venons de le voir sont loin d’être négligeables. La comparaison avec le tabagisme passif semble avoir pour but de mieux alerter l’opinion afin que le sujet du stress ne soit pas banalisé.

Selon les chercheurs, les résultats de l’étude « montrent que de nombreuses situations en milieu professionnel ont un impact significatif sur notre santé. En réalité, les effets du stress au travail sur notre organisme sont aussi graves que ceux du tabagisme passif ».

La nécessité de prévenir les risques psychosociaux

Pour le cabinet Nouvelle Heure, expert en prévention des risques psychosociaux (RPS), « ces résultats confortent d’autres études déjà publiées et confirment l’urgence d’agir pour lutter contre le stress au travail. La prévention des RPS n’est pas une mode mais répond à un véritable impératif de santé publique ».

Le Petit Néo

 

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