DRH : n’ayez pas peur de la prévention des RPS

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reconversionAlors que l’employeur est responsable de la santé mentale de ses salariés, certains DRH sont peu enclins à s’engager dans une démarche de prévention des risques psychosociaux.

Pourquoi cette réticence ? Malheureusement, certains nient totalement l’existence de tels risques dans leur entreprise ou voient le sujet comme un « gadget » sans intérêt. Il arrive que quelques-uns refusent de s’engager dans une telle démarche par crainte d’apparaître comme allant dans le sens des représentants du personnel, ou par crainte d’ouvrir un boîte de Pandore dont on ne sait ce qu’il sortira. D’autres croulent déjà sous les dossiers et tentent d’éviter d’en ajouter un sur la pile.

Quel dommage ! Une réflexion sur la prévention des RPS est au contraire un moyen de donner du sens à la fonction RH et d’améliorer le dialogue social. Il ne s’agit pas de dire que tout va mal dans l’entreprise, mais d’admettre que le risque zéro n’existe pas et qu’ainsi toute organisation est soumise à des risques psychosociaux (au même titre que physiques) à des degrés divers. Travailler sur le sujet est l’occasion de regarder en face son entreprise et de prendre conscience que des choses sont sans doute à améliorer.

On ne cherche pas là des responsables. On cherche des solutions pour améliorer la qualité de vie au travail de tous, et ainsi améliorer la performance.

Toute le monde est gagnant en engageant une démarche d’évaluation et de prévention des risques psychosociaux. Le DRH pourra constater une amélioration du dialogue social et une remobilisation des salariés qui se sentent écoutés, et bénéficiera de la prise de recul et de la créativité que suscite une telle démarche.

DRH, emparez-vous du sujet. Vous avez tout à y gagner.

Nouvelle Heure

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