La fin du travail bien fait

la fin du travail bien fait

la fin du travail bien faitLe magazine Liaisons sociales du mois de mai 2011 titre avec provocation « La fin du travail bien fait ».

Selon le magazine, « Les choix organisationnels et les exigences de rentabilité imposent de telles contraintes que les salariés ne peuvent plus faire un travail de qualité. Ils en souffrent. »

Il est vrai que de nombreux salariés rapportent, désabusés, que leur entreprise ne leur donne pas les moyens d’effectuer correctement leur mission. Et les plus perfectionnistes d’entre eux en viennent à développer un véritable mal-être au travail. Car si le travail n’a pas pour finalité la fierté du travail accompli, il n’a plus de sens. On court vers la rentabilité, mais cette course n’a pas de fin.

Les journalistes de Liaisons sociales sont sévères : « Les savoir-faire disparaissent, les métiers sont vidés de leur substance, la qualité niée au profit de la quantité. »

Les rythmes de travail sont de plus en plus soutenus, et pourtant de nombreux salariés sont dépossédés d’une partie de leurs responsabilités. Paradoxe. Ainsi dans le secteur bancaire, « toutes les réorganisations qui touchent la banque depuis quinze ans aboutissent en effet à ce que les banquiers, dans les agences, ne décident pratiquement plus de rien ». Un banquier témoigne « J’ai la cravate et la carte de visite du banquier, mais je ne suis plus banquier ».

Un article à lire dans Liaisons sociales.

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